Daniel Thiery

Faucon-de-Barcelonnette

 

FAUCON-DE-BARCELONNETTE

 

Faisait partie de la Vallée de Barcelonnette et du diocèse d’Embrun, aujourd’hui dans le canton de Barcelonnette. La commune de 1742 hectares est établie sur la rive droite de l’Ubaye et jouxte la ville de Barcelonnette à l’ouest. L’habitat est essentiellement réparti sur la rive de la rivière avoisinant les 1200 mètres. Au nord la montagne s’étage en pentes rapides culminant à près de 3000 mètres. Jusqu’en 1790, la commune n’était qu’un quartier de Barcelonnette, mais constituait cependant une paroisse indépendante. La période antique est bien représentée avec une ville à l’emplacement de l’actuelle. Sur la place de la mairie et de l’église, ont été découvert des sépultures se rapportant à quatre états compris entre la période antique et l’époque médiévale. Il pourrait y avoir eu une église pré-médiévale. Dans les fondations de l’église paroissiale, petit appareil romain et dans les murs des tegulae. Couvercle de sarcophage en marbre blanc, ainsi que de nombreux autres sites (CAG, p. 194-196).

 

L’église paroissiale dédiée à saint Etienne offre plusieurs restes archaïques datant du XIe siècle, selon R. Collier : à l’extérieur les parties visibles des murs de la nef laissent voir un appareil mi-pierres de taille mi-moellons, qui évoque tout à fait le XIe siècle ; et le mur nord est percé de quatre fenêtres, genres meurtrières, qui, avec leur minuscule linteau fermé par une pierre échancrée, sont typiques de cette époque (p. 62). Comme pour toutes les paroisses de montagne, l’autorité ecclésiastique a élevé des chapelles succursales dans les campagnes.

 

C’est d’abord l’abbé Albert qui nous informe qu’une paroisse succursale a été érigée en 1780 au hameau de Saint-Flavi et que l’église est dédiée à saint Jean l’Evangéliste (I, p. 216, II, p. 226). Puis les visites pastorales du XIXe siècle nous apprennent en 1860 qu’il existe quatre chapelles rurales en bon état, une en ruine et une chapelle domestique en bon état. Le 17 juillet 1867 nous en avons le détail : 6 chapelles rurales : à Villard, Bougoulières, Granges, Maisonelles, les 2 dernières interdites, 1 à la Conchette. 1 chapelle domestique au Chastellaret chez M. Robion, ancien domaine Cornille. Enfin en 1876, une autre liste : chapelle des pénitents, propre. 5 chapelles, 3 très propres et spacieuses, les 2 autres à peine supportables. 2 chapelles domestiques : 1 de M. Robion au Chastellaret et l’autre à M Cornille aux Granges. La messe ne s’y dit pas (2 V 86).

 

Parmi ces chapelles sus-nommées, il faut éliminer celles du Villard et de la Conchette qui se trouvent sur la commune d’Enchastrayes mais qui dépendaient de la paroisse de Faucon (voir Enchastrayes). Actuellement, il subsiste quatre chapelles signalées par la carte IGN :

 

au Bourget, chapelle Sainte-Anne, signalée par Cassini

à Saint-Flavi, dédiée à saint Jean, signalée par Cassini

au Châtellaret qui est dite domestique et qui figure sur Cassini

à Bouzoulières, qui figure sur Cassini

Cassini signale une chapelle à Maisonnettes qui n’existe plus actuellement.

Au Plan la Croix, une chapelle est signalée par Cassini, non inventoriée au XIXe siècle, et qui n’existe plus.

Aux Granges, chapelle qualifiée de domestique, n’apparaît ni sur Cassini, ni sur IGN.

 

Voir site Dignois